Autour de 2030, l'Europe pourrait manquer de lanceurs pour mettre en orbite ses propres satellites. C'est l'avertissement lancé par Josef Aschbacher, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), dans un entretien au Financial Times cet été. En cause : un pic des besoins de lancement attendu entre 2029 et 2031, porté par les constellations Iris², Galileo et Copernicus.

Face à ce mur qui approche, ArianeGroup, qui vise seulement 9 à 10 lancements d'Ariane 6 par an en rythme de croisière, doit désormais trancher rapidement sur une éventuelle hausse de cadences. Un choix industriel et financier lourd, qui sera au coeur des discussions du sommet spatial international de Paris, les 9 et 10 septembre.