Le secteur des bistrots traverse une crise aiguë : en Île-de-France, le GHR (Groupement des Hôtelleries et Restaurations) parle d'une véritable hémorragie de fermetures sur les premiers mois de 2026. Pourtant, derrière le comptoir, des cafetiers continuent de défendre une conviction : les gens ont besoin de parler à de vraies personnes, et ni les écrans ni les applications de livraison ne savent combler ce manque.

Ce n'est pas une reprise, loin de là : les indicateurs sectoriels restent très dégradés, portés par la hausse des coûts, le télétravail et la concurrence du livré à domicile.

Mais le paradoxe mérite l'attention de tout entrepreneur du secteur Horeca : dans un monde ultra-digitalisé, le comptoir reste pour beaucoup un refuge, même quand l'économie ne suit pas.