9,2 millions d'euros. C'est le montant total de l'amende infligée à deux Caisses d'Épargne pour des pratiques commerciales jugées trompeuses, au moment même où leur maison mère, le groupe BPCE, affiche des résultats financiers parmi les meilleurs de son histoire.

Le contraste est frontal : d'un côté, un groupe bancaire mutualiste qui engrange des profits records grâce à la remontée des taux et à la maîtrise de ses charges ; de l'autre, deux filiales sanctionnées pour avoir dépassé les plafonds légaux sur les commissions d'intervention facturées à leurs clients particuliers. Une équation qui interroge sur la répartition de la valeur créée par le secteur bancaire français.

Ce dossier ravive un débat récurrent : quand les banques réalisent des bénéfices historiques, pourquoi les clients continuent-ils de subir des pratiques tarifaires sanctionnées par les autorités ?