Jusqu'à 4 millions de dollars pour un seul créneau de passage : le canal de Panama devient l'un des goulots d'étranglement les plus coûteux du commerce mondial. Depuis la fermeture temporaire du détroit d'Ormuz pendant le conflit au Moyen-Orient, la demande de transit a explosé, poussant cette voie navigable de 80 km vers sa capacité maximale de 36 à 40 navires par jour.
Conséquence directe : les armateurs se battent aux enchères pour obtenir un créneau, et les coûts logistiques mondiaux grimpent en flèche. Le trafic de GNL a presque doublé en avril par rapport à l'année précédente, signe d'un basculement énergétique et commercial qui redessine les routes maritimes mondiales.
Pour les entreprises françaises importatrices ou exportatrices, cette flambée n'est pas anecdotique : elle touche directement le coût du fret et la fiabilité des chaînes d'approvisionnement transpacifiques et transatlantiques.