Volkswagen, Rheinmetall, Renault : les géants européens de l'automobile transforment leurs chaînes de production de voitures en lignes de fabrication d'armement. À Berlin, une usine qui fabriquait des pompes à eau pour moteurs remplit désormais des douilles d'obus de 155 mm. À Osnabrück, un site qui devait fermer en 2027 va produire les composants de l'Iron Dome israélien.

Le phénomène touche l'Allemagne, la France et le Canada. Il s'appuie sur un plan européen de 800 milliards d'euros annoncé par Ursula von der Leyen en mars 2025, deux jours après la suspension temporaire de l'aide militaire américaine à l'Ukraine.

Mais tous les projets ne réussissent pas : à Caudan, dans le Morbihan, une fonderie reconvertie sur le papier n'a jamais produit un seul obus.