4,44%. C'est le taux auquel la France emprunte désormais sur dix ans, selon les données du 10 septembre. Un niveau qui la rapproche dangereusement de l'Italie et l'éloigne un peu plus de l'Allemagne, dont le Bund se négocie à 3,50%.

L'écart entre les deux pays, environ 94 points de base, ne change rien à la dette déjà émise. Mais il renchérit chaque nouvelle émission et, mécaniquement, la charge d'intérêts qui pèsera sur le budget français dans les années à venir.

Dans un contexte où les taux montent partout, y compris aux États-Unis (4,85% environ), la question n'est plus seulement de savoir combien la France paie, mais ce que ce niveau dit de la confiance des investisseurs dans sa trajectoire budgétaire.