Une faille critique touchant PHP, le langage qui fait tourner près de 9 sites web français sur 10, a été exploitée pendant quatre jours avant même que le correctif ne soit rendu public. Résultat : vingt-quatre heures après la publication du patch, des sites aussi stratégiques qu'Ameli, impots.gouv.fr ou plusieurs préfectures restaient toujours inaccessibles.
Pour les PME et ETI dont le site, l'intranet ou la boutique en ligne tournent sous PHP, le message est sans ambiguïté : il faut patcher maintenant, pas demain. Le délai entre exploitation et correction a déjà permis à des attaquants d'identifier et de compromettre des serveurs mal protégés.
Cette crise rappelle une vérité souvent oubliée : une brique technique vieille de trente ans, invisible pour la plupart des dirigeants, peut mettre à l'arrêt des services publics essentiels et, par ricochet, des milliers d'entreprises qui dépendent des mêmes fondations techniques.