Moins d'un quart des salariés français utilisent l'intelligence artificielle de façon quasi quotidienne dans leur travail. Plus d'un sur quatre n'y a jamais touché. Entre ces deux extrêmes, une France du travail qui se fracture silencieusement autour de l'IA.

C'est le constat d'une enquête menée au printemps auprès de près de 3 700 salariés du secteur privé, pilotée par l'économiste Stefanie Stantcheva (Harvard, Conseil d'analyse économique) et publiée dans Challenges. Plus de sept salariés sur dix disent avoir déjà utilisé l'IA au travail, mais l'usage régulier reste minoritaire : à peine plus de quatre sur dix s'en servent au moins chaque semaine.

Derrière ces chiffres se dessine une ligne de fracture nette entre cadres diplômés et employés, entre optimistes qui pratiquent l'outil et inquiets qui l'observent de loin.