15 000 euros. C'est le prix affiché pour la future 2CV électrique de Stellantis, présentée en concept-car au Mondial de l'Auto 2026 à Paris. Mais derrière ce retour nostalgique se cache une réalité industrielle qui dérange : la voiture sera assemblée en Italie, sur une plateforme technique inspirée d'un modèle chinois de Leapmotor, partenaire de Stellantis.

Même scénario chez Smart, détenue par Mercedes et le chinois Geely : la citadine électrique #2, autrefois produite en Moselle, sera fabriquée en Chine. Le Mondial de l'Auto 2026 devait célébrer le retour des voitures électriques abordables en Europe. Il révèle surtout la dépendance croissante des constructeurs européens aux technologies et usines chinoises pour tenir ce pari tarifaire.

Pour les sous-traitants et équipementiers français, le signal est préoccupant : la compétitivité se joue désormais ailleurs.