Depuis mardi 22 septembre, la 2G ne fonctionne plus à Nice. Orange y a coupé son réseau, première étape avant un arrêt complet sur toute la France métropolitaine prévu le 20 octobre. Derrière cette bascule technique se cache un enjeu concret pour des milliers d'entreprises : 1,22 million de cartes SIM fonctionnaient encore, fin mars, dans des téléphones et tablettes limités à la 2G, selon les chiffres des opérateurs.
Mais le vrai sujet dépasse les vieux mobiles. Alarmes, interphones, systèmes de chauffage à distance, téléalarmes d'ascenseurs et certains véhicules connectés reposent encore sur cette technologie vieille de plus de 30 ans. Au total, environ 2 millions de cartes SIM restent aujourd'hui dépendantes de la 2G, et devront basculer vers d'autres réseaux avant l'extinction définitive.
Pour les PME et ETI qui ont déployé des objets connectés il y a cinq, dix ou quinze ans, la fenêtre de migration se referme vite. Et le coût, lui, ne se limite pas à changer une carte SIM.