L'inflation en zone euro a grimpé à 3,3% sur un an en août, son plus haut niveau depuis trois ans. Résultat attendu jeudi : la Banque centrale européenne devrait relever son taux directeur d'un quart de point, à 2,5%. Ce serait la deuxième hausse depuis juin.
Derrière cette décision technique, un vrai partage des rôles se dessine entre gagnants et perdants. Ménages emprunteurs et État français risquent de payer la facture, pendant que banques, assureurs et épargnants pourraient au contraire y trouver leur compte.
Pour les dirigeants et trésoriers d'entreprise, comprendre ce basculement devient stratégique : conditions de crédit, coût de la dette, arbitrages de placement, tout va bouger dans les mois qui viennent.