20,3 milliards de dollars. C'est le montant levé par les startups deeptech européennes en 2025, un niveau qui se rapproche du record historique de 2021. Derrière cette performance collective, les trajectoires divergent violemment : le future of compute (quantique, semi-conducteurs, photonique) bondit de 115 %, la biologie computationnelle grimpe de 88 %, tandis que les technologies énergétiques s'effondrent de 41 %.

Selon l'European Deep Tech Report 2026 de Dealroom, la deeptech capte désormais 32 % de tout le capital-risque investi en Europe, contre 15 % il y a dix ans. Un chiffre qui masque une réalité fragmentée : sous une même étiquette cohabitent désormais des économies du capital radicalement différentes, de l'IA fondationnelle qui absorbe des méga-tours à la robotique qui doit financer sa production industrielle.

Pour les entrepreneurs et les investisseurs, comprendre ces logiques distinctes devient une condition de survie stratégique.