60% seulement. C'est le taux d'approbation obtenu par la rémunération de Sébastien Bazin, PDG d'Accor, lors de l'assemblée générale 2026, contre près de 90% un an plus tôt. Un an après avoir renouvelé son mandat jusqu'en 2028 avec plus de quatre voix sur cinq, les actionnaires du groupe hôtelier envoient un signal de défiance inhabituel.

Pourtant, les résultats n'ont jamais été aussi bons : excédent brut d'exploitation courant autour de 1,2 milliard d'euros, chiffre d'affaires en hausse de 4,5%, dividende porté à 1,35 euro par action. Mais un écart de rémunération supérieur à 60 pour 1 avec le salarié médian, et un rapport à charge d'un fonds vendeur à découvert, ont changé la donne.

Pour les dirigeants d'hôtels et de PME du tourisme sous franchise Accor, ce vote n'est pas anodin : il traduit des tensions de gouvernance au sommet du groupe qui pilote leurs conditions contractuelles.