45 milliards de dollars. C'est le montant cumulé des bénéfices nets que devraient afficher au deuxième trimestre 2026 les six géants pétroliers mondiaux, BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et TotalEnergies, selon les projections de l'ONG Oxfam. Il y a trois mois à peine, la note ne dépassait pas 23 milliards.

La guerre en Iran et les vagues de canicule estivales ont ravivé un mécanisme bien connu : la flambée des cours du brut se traduit, avec un décalage de quelques mois, en profits records pour les majors. Sur l'année 2026, la trajectoire pointe vers 147 milliards de dollars de gains cumulés, soit davantage que tout ce que ces groupes ont engrangé entre le deuxième trimestre 2024 et fin 2025.

De quoi relancer, en pleine saison des résultats trimestriels, le débat sur la taxation des surprofits pétroliers en Europe.