1,8 million de personnes sont aujourd'hui micro-entrepreneurs en France, trois fois plus qu'il y a dix ans. Un rapport officiel de l'IGF et de l'Igas, resté sept mois dans un tiroir avant d'être publié le 9 octobre, propose de recentrer sévèrement ce régime : plafond de chiffre d'affaires abaissé au bout de trois ans, ou multiplication des contrôles.
Le texte, commandé par cinq ministres en septembre 2025, pointe un revenu médian qui dépasse à peine la moitié d'un Smic pour ceux qui vivent de leur activité, et jusqu'à 1,8 milliard d'euros de manque à gagner lié aux anomalies de déclaration.
Entre avocats sceptiques et défenseurs du statut vent debout, la bataille s'annonce longue avant toute traduction législative.