Trois noms qui ne se ressemblent pas mais racontent la même histoire : Nutergia, spécialiste aveyronnais des compléments alimentaires, le Groupe Nicollin, poids lourd montpelliérain du BTP et de la propreté, et Visionix, acteur français de l'optique. En quelques mois, ces entreprises de taille intermédiaire ont basculé, ou sont en passe de basculer, sous le contrôle de fonds d'investissement étrangers.
Ce n'est pas un accident isolé. 2026 s'annonce comme une année record pour le rachat d'ETI françaises par des acteurs non hexagonaux, selon Challenges. Un mouvement qui interroge directement les directeurs financiers, les investisseurs et les élus locaux sur la capacité de la France à garder le contrôle de ses champions régionaux.
Derrière chaque transaction, une même logique : des entreprises rentables, souvent familiales, arrivées à un moment charnière de leur histoire, et des fonds étrangers dotés de puissance de feu que les acteurs français peinent à égaler.