Panzani a changé de mains fin 2021, vendue 550 millions d'euros par le groupe espagnol Ebro Foods. Depuis, la marque emblématique des pâtes françaises est contrôlée par des fonds gérés ou conseillés par CVC Capital Partners VIII, via une cascade de holdings : Pimente Investissement, Financière Pimente, Pimente Luxembourg.

Derrière cette architecture se cache un schéma classique de LBO (rachat à effet de levier) : la société qui produit et vend des pâtes affiche une dette financière de 3,4 millions d'euros, pendant que la holding qui l'a achetée porte environ 525 millions d'euros d'endettement. Deux réalités financières, une seule marque.

Pour les fournisseurs, distributeurs et partenaires commerciaux de Panzani, comprendre cette chaîne de contrôle n'est pas anodin : elle détermine qui décide, qui encaisse, et jusqu'où la pression financière peut remonter sur l'outil industriel.