Dix millions de barils de gazole puisés dans les stocks stratégiques français, une pression inédite sur les capacités de production d'EDF : le gouvernement multiplie les annonces pour contenir la flambée des prix de l'énergie. Mais derrière la communication, les marges de manœuvre réelles de l'État sont minces.
Convoqués ce lundi 12 octobre à Matignon, les distributeurs de carburants doivent désormais transformer en baisse concrète à la pompe la promesse faite par Sébastien Lecornu : un prix du diesel en recul dès début novembre. Une mécanique qui paraît simple sur le papier, mais qui dépend de décisions prises bien au-delà des frontières françaises.
Pour les dirigeants d'entreprise qui pilotent déjà des budgets sous tension, ce décalage entre promesses politiques et réalité des marchés est un signal à ne pas ignorer.