Jusqu'à 100% de pertes sur certaines productions légumières : c'est le bilan que redoute Prince de Bretagne, la coopérative qui fédère 1 700 exploitations agricoles bretonnes. En cause, une sécheresse d'une intensité inhabituelle qui frappe de plein fouet les cultures maraîchères de la région, réputée pour son climat tempéré et ses sols généralement propices à l'agriculture.

Selon les productions concernées, les pertes oscillent entre 15% et 100%, un écart qui traduit l'ampleur et la disparité des dégâts selon les variétés, les cycles de culture et l'accès à l'irrigation. Une situation qui interroge directement la résilience du modèle agricole breton face au dérèglement climatique.

Au delà du choc immédiat pour les producteurs, c'est toute une chaîne d'approvisionnement, de la distribution aux emplois ruraux, qui se retrouve fragilisée.