La surtaxe exceptionnelle sur l'impôt sur les sociétés, censée être temporaire dès sa création en 2025, a déjà survécu à un premier budget. Reconduite en 2026, elle est désormais au cœur des arbitrages du budget 2027, où Sébastien Lecornu a promis de l'alléger, sans toutefois s'engager sur sa disparition.
Instaurée par la loi de finances pour 2025 pour viser les groupes réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, cette contribution additionnelle à l'IS avait été présentée comme ponctuelle. Près de deux ans plus tard, le Premier ministre, pris entre la pression du patronat et un déficit public toujours tendu, a annoncé dans une lettre aux chefs d'entreprise une réduction du dispositif plutôt que sa fin pure et simple.
Pour les directions financières des grandes entreprises françaises, l'enjeu reste majeur : selon l'ampleur de la baisse annoncée, la facture fiscale de 2027 pourrait rester lourde ou s'alléger sensiblement.