3,4 milliards d'euros de dette nette début 2025, 0,5 milliard un an plus tard. Thales vient de réaliser l'un des désendettements les plus rapides de son histoire, porté par une vague de commandes militaires sans précédent.
Au premier semestre 2026, le groupe a engrangé 12,47 milliards d'euros de prises de commandes, en hausse de 21%, avec 18 contrats individuels dépassant les 100 millions d'euros. Un niveau jamais atteint qui traduit un basculement complet vers l'économie des méga-programmes militaires.
Derrière cette performance financière spectaculaire se cache pourtant une concentration de risques : des clients géopolitiquement sensibles, un arbitrage massif au détriment du numérique et de la cybersécurité, et un choc encaissé sur l'annulation des frégates allemandes F126.