18,8% du capital de Vodafone. C'est la participation que Xavier Niel a discrètement accumulée depuis 2014 dans le géant britannique des télécoms, jusqu'à devenir un acteur incontournable capable de peser sur son avenir. Derrière ce chiffre, une méthode rodée depuis des années, appliquée avec la même froideur qu'un joueur de Risk qui étend son territoire case par case.

Depuis son quartier général parisien, l'ancien hôtel particulier du maréchal Suchet, le fondateur de Free et patron d'Iliad orchestre une stratégie d'expansion internationale qui doit autant à la patience qu'à l'audace. Cinq ou six opérateurs sont en permanence à l'étude par ses équipes de fusions et acquisitions, parfois pendant plusieurs années avant de passer à l'action.

Ce cas d'école éclaire une méthode transposable : détecter les cibles sous-évaluées, attendre le bon moment, puis restructurer sans concession une fois le contrôle acquis.